les relations des jeunes

Les modes de vie relationnels juvéniles néchappant pas aux régulations dordre familial sous prétexte que les expériences amicales se déroulent plus volontiers hors de lespace domestique, la socialisation inhérente à ces expériences ne se soustrait pas à la socialisation familiale.
Plus largement, il sagit de savoir si et sous quelles conditions les expériences au sein des groupes de pairs favorisent une distanciation des transmissions et des positions du milieu dorigine, en particulier dans le domaine des pratiques familiales et professionnelles : dans quelle mesure contribuent-elles.11Dans le but de saisir les points de vue des jeunes en situation de rue, cette étude a été réalisée à partir dune méthodologie qualitative.La nouvelle édition comprend quatre parties.Plutôt que danalyser les impacts négatifs de la situation de rue, ces études sintéressent aux stratégies que les jeunes mettent en place pour donner sens à leur expérience.Identité, sociabilité, drogue, Genève, Librairie Droz.A, 1993.Dans ce contexte, leurs partenaires intimes ne sont pas considérés comme des «sujets» à part entière, auxquels il importe dinvestir affection, tendresse et amour, mais plutôt comme des «instruments» pour rompre avec les conditions de vie précaires de la situation de rue. .Plutôt que de sinvestir dans une relation affective et sexuelle qui, selon eux, pourrait les ancrer davantage dans la situation de rue, ces jeunes hommes préfèrent concentrer leur énergie sur leur stabilisation économique et résidentielle.Pour expliquer cette absence de relations affectives et sexuelles, certains auteurs mettent en avant les conditions de vie de précarité économique et dinstabilité résidentielle en situation de rue.Articles du même auteur Hélène Manseau Professeure au département de sexologie de lUniversité du Québec à Montréal (Québec, Canada Hélène Manseau,.» (Pauline, 22 ans) 21Les témoignages de quatorze autres jeunes (7 hommes, 7 femmes) mettent en exergue un désinvestissement des relations affectives et sexuelles afin de limiter toute attache susceptible de compromettre leur sortie de la situation de rue.Les travaux de recherche sur lesquels sappuient les textes proposés dans cet ouvrage sont basés sur des enquêtes quantitatives, des enquêtes par entrevues auprès de groupes ciblés, ainsi que sur des observations fines, offrant ainsi à la réflexion des dynamiques larges, des problématiques spécifiques.Un montant de 30 a été remis à chacun des participants à titre de dédommagement pour leur déplacement.Cinq participants ont été exclus des analyses de cet article en raison de leur consommation intensive de drogue qui modifie de façon importante leur expérience de la situation de rue, ainsi que leurs relations affectives et sexuelles.6, les relations des jeunes avec leurs parents sont source de bonheur.2542 ; Sean Kidd et Larry Davidson,.
Galland et Pierre Garrigues, « La vie"dienne.
Conséquence directe de la distanciation du cercle amical, le regard des parents sur les fréquentations de leurs enfants repose désormais sur une connaissance médiate de cette vie extrafamiliale, via les échanges discursifs.




Marginalité et transnationalité chez les jeunes Québécois dorigine afro-antillaise, Montréal, Éditions du Boréal, 2003 ; Sylvie Hamel, Chantal Fredette, Marie-France Blais et Jocelyne Bertot, Jeunesse et gangs de rue.Sinspirant des travaux de Goffman sur le processus de stigmatisation, Roschelle et Kaufman (2004) rapportent que les jeunes tenteraient de se dissocier du stigmate associé à la situation de rue en adoptant différentes stratégies, telles quune posture physique menaçante (par exemple, faire preuve dagressivité pour.Martin Blais Professeur au département de sexologie de lUniversité du Québec à Montréal (Québec, Canada Martin Blais,.Chez les jeunes, qui établissent des relations affectives et sexuelles, il est montré que ces relations contribuent à combler un vide affectif 3, à briser lisolement 4, à fournir un soutien économique et psychologique 5, ainsi quà les soutenir dans leur sortie du milieu.« Jai rencontré un gars quand javais 18 ans.Ci (.) 29Pour leur part, les jeunes femmes qui construisent un sentiment dappartenance au mode de vie anticonformiste parviennent à renverser le fardeau symbolique par la création de liens affectifs, voire familialistes, avec dautres jeunes en situation de rue.2, ces études sinscrivent dans un cadre général porté par les ambitions européennes.La première aborde le phénomène criminel, ajoutant à l'étude des mouvements de la criminalité ceux de la délinquance juvénile cachée et officielle.En même temps, elle permet de révéler une nouvelle génération de chercheurs ayant des préoccupations et des stratégies propres.Nétant plus directement régulées par la famille, les positions sociales se dessinent au cours de cette phase de transition entre ladolescence et lâge adulte par approximations successives : lindividu expérimente désormais, volontairement ou non, des formes de vie intermédiaires flexibles et réversibles dans différents domaines.La combinaison de ces stades clefs décrit des étapes, chacune étant associée à un degré dacquisition de lautonomie, la dernière dentre elles se caractérisant par la stabilisation conjointe des positions sur les trois marchés.


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